Rétablir le destin scientifique et industriel des peuples européens

Pendant des décennies, il n’a plus été question de développer notre économie. Alors qu’elle partait en lambeaux, nous ne parlions pas de science, d’industrie et de conquête de nouveaux marchés. Il n’était plus question que d’intégration, de diversité, de vivre-ensemble, d’islam de paix et d’amour. En refusant de prendre à notre charge des problèmes des pays du Tiers-Monde, nous renouerons avec la nécessité de s’occuper des problématiques de pays développés.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous sommes concurrencés. De nouvelles économies ont pu largement profiter au cours des dernières décennies de nos errements universalistes. Désormais, nous ne pouvons plus nous permettre de stagner ou de faire bénéficier la Terre entière de nos gains technologiques durement acquis.

Alors que tout a été fait pour que les Européens baissent la tête, alors que tout investissement a été détourné au profit de peuples extra-européens qui n’ont jamais rien accompli, nous redonneront aux européens un avenir et une raison de continuer à célébrer leur identité. Nous rétablirons la confiance rompue entre l’État et ses citoyens, et feront confiance aux Européens pour faire ce qu’ils font de mieux: des projets fédérateurs technologiques et industriels d’envergure.

Une stratégie industrielle et scientifique axée sur des grands projets européens

Si l’Union Européenne peine à donner un cap pour la recherche et développement européenne, les projets transnationaux européens se sont révélés être un format permettant un grand nombre de succès. Nous perpétuerons ce modèle qui a permis l’émergence d’Airbus, Ligo, l’agence spatiale européenne, Ariane, etc. Pour ce faire, nous proposerons plusieurs projets en accord avec notre stratégie. Nous lancerons la création avec les états membres de l’UE volontaires de six agences indépendantes européennes.

Pour ce faire, à l’échelle seule de la France, nous allouerons une enveloppe de 50 milliards d’euros sur 10 ans avec une stratégie sur six axes.

Agence européenne du nucléaire

  • La fusion nucléaire et la fission du thorium sont un Graal à la fois pour l’indépendance énergétique, l’écologie, la pérennité de notre société développée ainsi que pour l’ouverture de nouveaux champs du possible dans le domaine de la science et de l’exploration spatiale.
  • Nous renforcerons notre collaboration dans le projet ITER et lanceront la conception d’un second réacteur prototype de fusion nucléaire en parallèle de ce projet international, à l’instar de la Chine.
  • Nous reprendrons le développement du nucléaire de quatrième génération, privilégiant autant que possible les filières nucléaires au thorium, permettant de non plus produire des déchets mais d’en consommer, de réduire considérablement notre consommation en uranium, et permettant d’utiliser en contrepartie du thorium.
  • Le thorium et l’hydrogène sont deux ressources abondantes sur le globe terrestre et garantiront notre indépendance énergétique totale. Nous ferons tout pour ne plus dépendre des pays du tiers-monde corrompus et corrupteurs dans notre approvisionnement.

Agence européenne de mécanique quantique

  • Lancement d’un projet de calculateur quantique, privilégiant l’interfaçage avec le matériel informatique conventionnel.
  • Développement de technologies de supra conduction.
  • Développement d’environnements de développement sur calculateur quantique.

Agence européenne de l’intelligence artificielle et de la robotique

  • Projet de construction d’une gigantesque base de données sémantique multi-linguistique à l’échelle européenne, utilisable par les machines. Coupant l’herbe sous le pied aux approches reposant sur l’utilisation massive de data, nous favoriserons les acteurs européens du secteur de l’intelligence artificielle avec l’exploitation de cette base de données.
  • Projet d’IA pure. Redémarrage à zéro pour l’intelligence artificielle, reprise des travaux abandonnés dans les années 80 sur l’intelligence artificielle symbolique. Utilisation des avancées récentes en machine learning pour combler les lacunes de l’époque.
  • Projet de travailleurs robotiques sur le modèle de Boston Dynamics. Robotisation à partir de l’état de l’art actuel sur les réseaux neuronaux artificiels.

Agence de recherche médicale européenne

  • Projet de collecte des données médicales des pays participants pour la constitution d’une gigantesque base de données médicale. Cette base de données sera anonymisée et aura à charge de collecter des données génétiques et épidémiologiques afin de permettre l’avènement de nouveaux traitements par l’utilisation d’algorithmes d’apprentissage.
  • Projet d’informatique génétique, permettant de développer le plein potentiel de la technologie CRISP-CAS 9 dans la production de médicaments et de traitements médicaux.
  • Les traitements et principes actifs découverts seront brevetés, et la production sera déléguée à des entreprises pharmaceutiques sous couvert de licences d’exploitations.

Agence des transports autonomes et électriques

  • Élaboration de normes routières sur le territoire des pays participants afin de faciliter l’avènement des voitures autonomes sur un maximum de surface sur les réseaux européens.

Une stratégie industrielle et scientifique axée sur les outils de la propriété industrielle, permettant de recréer de l’activité et relocaliser la production

Le génie scientifique des européens est sans égal, et sur ce plan, la France figure parmi les pays les plus productifs d’entre eux. Nous utiliserons cette excellence scientifique et ingénierique pour relocaliser la production. La question de la propriété industrielle sera intégré dans une stratégie économique globale comme arme pour stopper l’hémorragie de nos actifs intellectuels et pour nous défendre férocement sur le marché mondial.

Dans cette démarche, nous proposerons une stratégie claire et développerons de véritables outils pour évaluer l’innovation et la favoriser de manière ciblée. Et plus important encore, nous instaurerons le cercle vertueux de la propriété industrielle en France.

  • Nous cesserons la ventilation des aides publiques à l’innovation et nous concentrerons l’intervention de l’État sur des technologies permettant l’aboutissement d’une propriété industrielle solide, avec une véritable politique de subventions publiques, attestant le contenu technologique du programme de R&D et son adéquation avec la stratégie industrielle choisie.
  • Nous protègerons le portefeuille de titres de propriété industrielle financés par les aides publiques, apportant la garantie de l’État dans la nécessité de défendre leurs inventeurs des contrefaçons ou de réclamations abusives à l’international.
  • Nous protègerons le salarié français avec une contrepartie sur les brevets déposés sous subventions, allocations ou réductions d’impôts, en exigeant une exploitation sur le territoire français.
  • Nous revaloriserons considérablement le métier de la recherche, et nous privilégierons les innovateurs capables de produire de la propriété intellectuelle exploitable, et changerons considérablement le mode de rémunération et de promotion des chercheurs.
  • Nous simplifierons au maximum les démarches administratives des métiers de l’innovation, que ce soit dans la recherche de financement pour la recherche publique ou les transferts technologiques des recherches publiques vers leur exploitation commerciale dans le privé.
  • Nous augmenterons le budget de la recherche publique et nous financerons les secteurs de l’innovation technologique par le reversement de royalties sur le portefeuille de titres de propriété industrielle subventionnés par les aides d’État.
  • Nous établirons une politique scientifique claire, avec des objectifs de long terme. Nous ne chercherons plus à combler un retard irrécupérable sur des technologies désormais matures. Nous investirons les domaines que nous jugerons les plus cruciaux pour les décennies à venir en les verrouillant à notre avantage par la production de titres de propriété intellectuelle.

Création de l’outil de la licence technologique

Aujourd’hui, l’aide à l’innovation technologique est inefficace. Alors que plus de 7 années sont nécessaires à l’émergence d’une nouvelle technologie commercialisable, le créateur doit durant cette période traverser un véritable désert où aucun véritable financement ne viendra leur prêter main-forte. Que ce soit les financements publics ou privés, tous attendront la phase de commercialisation pour intervenir.

L’État finance une quantité colossale de projets qui n’aboutissent pas et qui ne reposent pas sur un véritable avancement technique. L’argent est insuffisant et est surtout dispersé sur un trop grand nombre de projets inconsistants. Les innovateurs qui en valent la peine sont confrontés à une absence de moyens et à une bureaucratie étouffante.

Pire, les actifs intellectuels créés par les inventeurs français sont délaissés. C’est une véritable fuite des actifs intellectuels que subit le pays, quand ce ne sont pas les inventeurs qui décident d’exercer leurs talents à l’étranger directement.

L’enjeu crucial est de permettre à l’administration de pouvoir intervenir bien plus en amont des projets, de se focaliser sur les innovateurs de qualité et de permettre une défense des innovations tout au long de leur cycle de vie.

  • La licence technologique permettra pour l’innovateur:
    • De faire certifier le projet d’un innovateur technologique et de lui faire bénéficier de véritables aides à la maturation de sa technologie.
    • De bénéficier d’une garantie sur la défense de sa propriété industrielle à l’international.
    • De réduire considérablement la bureaucratie à laquelle il est confronté.
    • D’accéder plus facilement aux financements privés de l’innovation.
  • Et pour l’État français:
    • De se munir de moyens efficaces d’expertise technique des projets innovants.
    • De constituer d’un portefeuille français de titres de propriété intellectuelle solides, constituant une arme offensive et défensive économique.
    • De soumettre le financement de l’innovation à la condition de son exploitation industrielle sur le territoire français.
    • De pouvoir financer le dispositif de licence technologique via le reversement de royalties par les projets atteignant le stade commercial.

  • Un bureau des licences technologiques sera créé. Sa mission sera:
    • De réaliser un travail de veille et de rencontrer l’innovateur, avec l’aide de profils techniques spécialisés, de délivrer une licence technologique à l’innovateur et de la faire évoluer au cours du temps avec les avancées du projet
    • De transmettre le dossier de licence technologique aux organismes de subventions et d’appels à projets (SATTs, BPI France, ANR, CIR) afin d’épargner à l’entrepreneur les lourdeurs administratives et de certifier l’apport technique des projets
    • De remettre le travail de veille technique réalisé aux organismes de l’INPI et de l’USPTO afin de faciliter leur travail d’étude de brevetabilité de l’invention et d’accélérer la démarche d’obtention de titre de propriété industrielle par l’innovateur.
  • En contractant la licence technologique, l’innovateur et sa structure s’engageront à lier tout titre de propriété industriel relatif au projet à la licence, permettant un droit de regard de l’Etat et un versement de royalties sur l’actif. L’innovateur pourra être aussi bien un entrepreneur, un ingénieur salarié ou bien un chercheur.
  • La licence sera évolutive en fonction de l’avancement du projet, débloquant au fur et à mesure des aides.
    • Le premier niveau de la licence sera délivré par l’évaluation technique du projet et de son porteur, de la brevetabilité potentielle, des ébauches d’opportunités commerciales.
    • Le second niveau sera délivré par la validation de l’obtention d’un titre de propriété industrielle lié à l’exploitation du projet et la démonstration effective d’un prototype fonctionnel.
    • Le dernier niveau sera délivré par l’attestation d’une activité commerciale et l’existence de royalties versés sur la base de la propriété industrielle déposée.